Bien sûr, à l'école, " s'amuser " ne peut pas être considéré comme une fin en soi : l'apprentissage comporte une part de sérieux, d'effort, qui se marie mal a priori avec la légèreté du rire et du jeu.

Pourtant, tout le monde a déjà pu constater que l'on intègre beaucoup plus facilement ce qui nous est communiqué avec un zeste d'humour ou sur un ton ludique. C'est que, s'ils sont parfois le signe d'un refus d'apprendre, le rire et le jeu peuvent aussi attester, au contraire, qu'un savoir est maitrisé - car on ne rit et on ne joue vraiment que de ce que l'on a compris.

S'il en est ainsi, ne conviendrait-il pas de s'interroger plus avant sur la place à accorder au rire et au jeu dans les rapports que l'on entretient tant avec les savoirs qu'avec les élèves ?