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Suivons la progression de C***, titulaire de la classe
de 3e option langues dans ses premières minutes.
Un premier bonjour est lancé à la cantonade pour créer
le contact. Faut remplir le journal de classe de l'objectif de la leçon
du jour, adresser une remarque à François pour lui rappeler qu'il
est au cours de néerlandais. Faut consigner l'absence de Karla sur un
billet ad hoc et le faire remettre aux éducateurs. Rappeler à Mortimer
et Jérôme, assis l'un à côté de l'autre, l'accord tacite pris avec eux
la veille.
Enfin, la leçon peut commencer : présentation des objectifs,
exposé de la leçon, distribution des rôles, organisation
de l'activité. Allons, bon, voilà l'éducatrice !
Faut lui donner la parole pour une communication à Bénédicte.
Comment garantir la continuité de la concentration des
élèves à travers cette " parole en archipel " (selon l'expression de Schmitt,
1994) ? Et quand cette parole échappe à l'éclatement,
qu'elle parvient à installer une activité dans la continuité,
quels sont les indices linguistiques par lesquels les élèves
perçoivent un objectif, une tâche, une mise en activité,
toutes ces unités didactiques qui appellent à l'action ?
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