Que faites-vous si un élève se lève au milieu de votre intervention pour jeter un brouillon dans la poubelle ? Si un élève se retourne avec violence vers un voisin qui l'a agacé ? Si l'apprenti frappe son marteau sur une machine-outil ? Si une élève se remaquille ? Toutes ces questions évoquent des situations de crise souvent vécues comme des ruptures communicationnelles. Plus encore par l'enseignant débutant qui, en même temps qu'il construit des séquences d'apprentissage, doit négocier un contrat de communication.

Un des exemples les plus flagrants de contrat de communication est celui qui interveint dans la gestion de la prise de parole. Dans certains cours, le doigt levé donne le droit à la parole. Les élèves le savent. Le doigt levé contraint l'élève à attendre que l'enseignant le désigne pour lui donner la parole. De son côté, l'enseignant a le droit de désigner le prochain locuteur mais aussi l'obligation de donner la parole à ceux qui ont levé le doigt plutôt qu'à ceux qui ne l'ont pas levé. L'élève ou l'enseignant qui contreviendrait à ce contrat de communication s'exclut de la communication, l'un et l'autre se chargeant de lui signifier son exclusion.

Ce module défendra l'idée que l'explicitation du contrat de communication peut améliorer la coopération dans la classe et partant, l'apprentissage.