A l'origine la cohérence

Une conversation se présente comme un ensemble d'interventions en relation les unes par rapport aux autres.
Premier exemple
Deuxième exemple
Au contraire, ce second échange apparaitra comme bizarre :
Ainsi, l'échange suivant, même s'il est fortement ritualisé, comporte un certain degré de dépendance conditionnelle :
L'intervention de l'enseignant contraint naturellement la réaction de l'élève. La réaction de l'élève transgresse le système d'attente produit par l'énoncé " Bon appétit " de l'enseignant.

L'intervention est la contribution d'un locuteur particulier à un échange particulier. Cette contribution peut être verbale ou non verbale. Elle ne se confond pas avec le tour de parole qui l'englobe.
L'échange conversationnel qui suit comporte trois tours de parole et quatre interventions, dont une intervention gestuelle :

P1- Cédric, apporte-moi ton journal de classe.

Intervention initiative 1

E2- (Jette violemment son journal de classe sur le banc).

Intervention réactive 1

P3- On se calme.

Intervention évaluative 1

P4- Va prendre l'air une minute.

Intervention initiative 2

Si l'on s'attache à chaque intervention, l'on s'aperçoit que celles-ci entretiennent des relations différentes dans la chaine des énoncés. Les linguistes distinguent trois types d'interventions :

L'intervention initiative débute un échange et appelle une réaction.

L'intervention réactive répond à la sollicitation d'une première intervention.

L'intervention évaluative a pour fonction de fournir l'accusé de réception de l'intervention réactive.

La succession d'au moins deux interventions constitue la cohésion interne de l'échange.